Comment choisir son objectif photo ?

Un objectif, c’est quand même plutôt important dans l’image. Mais comment choisir son objectif photo ? Déjà, il faut savoir que c’est comme tout, tu en as pour tous les prix, tous les budgets. Et oui, généralement comme toujours, et malheureusement, les meilleurs sont les plus chers. Donc au lieu de choisir les meilleurs objectifs du monde, on va voir plutôt quel budget tu es prêt à mettre et quelle utilisation tu en auras pour choisir les plus adaptés.

Alors, on va voir à peu près tout ce qui est à savoir sur les objectifs, pour t’aider à choisir tout ça. Si vous n’avez pas encore choisi votre appareil, aidez-vous de cet article

La Monture

monture appareil photo

La monture, c’est le branchement de ton objectif sur ta caméra, c’est ça. En comparaison, on ne peut pas brancher un GMI dans une prise XLR, non ça ne marche pas. Eh bien, tous les constructeurs de caméra, CANON, SONY, NIKON, ARRI, tous, ont tous leur propre monture, il faut bien chercher. Voilà, comme ça rien n’est compatible, cool !

Donc, tu l’as compris, il vaut mieux acheter un objectif qui a la même monture que ta caméra, pour que ça soit compatible, pour que tu puisses le mettre dessus, sinon ça ne sert à rien. En monture, tu as par exemple le CANON EF, le canon EFS, le NIKON F, le SONY E, le ARRI PL, voilà, il y en a pleins. Attention, les montures peuvent aussi correspondre à une taille de capteur. Comme la monture EF de CANON, qui correspond à des objectifs capables d’imprimer une image sur un capteur plein format, un capteur 24/36, tandis que la monture EFS est fait pour des capteurs plus petit comme la PSC ou le super 35 millimètres. Mais tu peux très bien mettre des objectifs EF sur une monture EFS.

Par contre, l’inverse, si t’as suivi, ce n’est pas possible, parce que tu vas vigneter. L’objectif n’est pas capable de projeter une image assez grande sur d’autres capteurs, compris ? Tu auras les bornes de ton image qui ne seront pas exposées, qui seront tout noir. Il faut savoir qu’il existe des bagues d’adaptation. Pour, par exemple adapter une optique à monture EF sur une caméra à monture SONY E. Par exemple, c’est-ce que je fais avec ma caméra SONY, c’est vrai ça marche bien. D’ailleurs, j’aurais tendance à te conseiller d’investir plutôt dans les objectifs à monture EF qui est selon moi la monture la plus répandue et qui peut s’adapter partout.

La Focale

distance focale
angle focale

Si on devait simplifier un objectif avec une seule lentille, alors la focale, la distance focale est la distance qui sépare la lentille du capteur. Plus la focale est longue, plus on aura un angle de prise de vue serrée. Plus la focale est courte, plus on aura un angle de prise de vue large. La longueur focale s’exprime en millimètre. Par exemple, tu vas avoir une focale de 10 millimètres, c’est une courte focale. Ou un 35 millimètres, ou un 50 millimètres, ou alors des longues focales en 70 à 100, à 200 à 500 ou plus.

Attention, il y a deux types d’objectifs, des objectifs à focale fixe, et des objectifs à focale variable, qu’on appelle les zooms. Les zooms, on les décrit par leur gamme de focale, c’est-à-dire les deux focales extrêmes, la focale la plus courte et la focale la plus longue qu’il peut avoir. Comme un 24-70, comme ici, c’est-à-dire qu’au plus court, tu seras à 24 millimètres, et au plus long, au plus zoomé, tu seras à 70 millimètres. Pareil, t’as pleins de choix de zoom possible, t’as des 18-50, t’as des 10-20, t’as des 24-105, t’as des 70-200, t’en as pleins. Alors pourquoi il n’y aurait pas une optique qui couvrirait toutes les focales possibles, tu vas me dire « hein ? ». Comme ça, pas besoin de 12000 objectifs, t’en a qu’un seul qui va du 8 millimètres au 2000. Ben ouais, pourquoi ? Et ben parce que malheureusement, les zooms sont de moins bonne qualité que les focales fixes, ce qui peut paraître logique, finalement, parce qu’une optique fixe est prévue pour être au top à la focale où il est. Alors qu’un zoom, ben il y a un système d’allongement, donc on peut imaginer que les ingénieurs, ben ils galèrent un peu à construire un système de lentille qui à toutes les focales, dommage, l’image serait tip top.

Les zooms de qualité sont donc très chers. Un truc qui me saoule, qu’on va régler tout de suite. La longueur focale reste la même, peu importe la taille du capteur. Ce qui va changer, c’est l’angle. En effet, un 50 millimètres aura un angle plus large sur un gros capteur, que sur un petit. Regarde le schéma au dessus, comme il est explicite, mais ça reste un 50 millimètres, quand même, ça ne change pas, ça reste un 50, voilà. Du coup, il y a beaucoup de gens qui ont été habitués à utiliser des focales sur des pleins formats, ils auront tendance à parler d’objectif en termes de correspondance. Avec des facteurs de grossissement. Par exemple, un 50 millimètres sur un plein format, a environ le même angle qu’un 35 millimètres sur un capteur APSC. Le facteur de grossissement pour passer d’un plein format en APSC, est de 1,6. Bref, si tu n’as pas compris, ce n’est pas grave, on va continuer hein, ce n’est pas important.

L'ouverture, le Diaphragme ou l'Iris

Ce n’est pas mal d’avoir une optique lumineuse, c’est-à-dire une optique qui peut ouvrir beaucoup, parce que plus une optique peut ouvrir son diaphragme, alors plus tu choppes des lumières, plus c’est lumineux, plus tu peux tourner, quand il n’y a pas trop de lumière.

Mais aussi à savoir, plus tu ouvres ton diaphragme, plus tu réduis ta profondeur de champ. C’est-à-dire que plus tu auras du flou dans l’image autour de netteté. Ça peut être un peu confus au début, mais on exprime l’ouverture d’un diaphragme par rapport à la longueur focale F. Par exemple, un diaphragme qui s’ouvre de 25 millimètres sur une focale de 50, aura un diaphragme qui s’ouvre à F divisé par 2, donc F/2. Et bien nous, on dira, le diaphragme est ouvert à 2, ça veut dire que plus le chiffre est petit, plus l’ouverture est grande. Par exemple, 2-8, c’est plus ouvert que 11.

D’ailleurs, on considère, enfin je considère que les optiques qui commencent à ouvrir beaucoup, c’est à partir de 2-8. Si ton objectif ouvre en axe à 5-6, ce n’est pas incroyable, parce que tu n’auras pas beaucoup le choix de l’ouverture en fait, il faut jouer avec la profondeur de champ. C’est vraiment à partir de 2-8 que tu commences vraiment à avoir une profondeur de champ cassée avec beaucoup de flou, et en plus l’objectif n’est pas très lumineux, ça ne sera pas passe partout. Si ton objectif est en zoom, essaye d’avoir un objectif avec un diaphragme à ouverture constante. Ça veut dire que peu importe si ton objectif est zoomé à fond, ou dézoomé à fond, et bien tu auras la même valeur d’ouverture de diaphragme.

Malheureusement, les ouvertures des bas de gammes ne proposent pas une ouverture constante, de leur diaphragme. Tu verras alors apparaître dans les caractéristiques du zoom, les deux valeurs de diaphragme. Celle qui correspond à la focale la plus courte, et celle qui correspond à la focale la plus longue. Et ça, ça veut dire que plus tu zoomes, ben plus ton diaphragme est fermé et moins t’es lumineux, mais c’est pénible.

Attention, si tu utilises une bague d’adaptation pour ta monture, vérifie bien qu’elle transmet électroniquement l’ouverture du diaphragme. Sinon, tu auras un diaphragme qui sera toujours bloqué à la même valeur, et ben tu seras dans la mouise. Tu as aussi des bagues d’adaptation qui rajoutent une bague de diaph dessus. Il faut savoir aussi que t’as des objectifs signés ou des vieux objectifs qui ont une bague directement de diaph dessus. Ben ça veut dire que le diaph n’est pas contrôlé électroniquement par ta caméra mais physiquement par cette bague.

La distance minimum de mise au point

En gros, quelle est la distance minimale à laquelle tu peux être nette. Des fois, tu peux te dire, « tiens je vais prendre ma longue focale pour faire un très gros plan », comme la distance minimale de mise au point, elle est peut-être de 1,50 mètre ou 2 mètres, Eh bien ok tu seras serré mais tu seras flou, tu ne pourras pas faire le point.

Donc, il faut vérifier ça tu cherches à faire des gros plans comme ça. Il existe des objectifs spécialisés dans les mises au point très proche qu’on appelle les objectifs macros. Ou alors, des objectifs qui ont un mode macro et donc qui ont un petit interrupteur qui te permet de faire basculer ta gamme de mise au point, tout proche. Tu peux aussi, même avoir des bagues allonges qui vont écarter ton objectif de ton capteur, ça va réduire la distance minimale de mise au point.

Le piquet

Le piquet, c’est la netteté, la précision, la finesse que va rendre ton objectif. Généralement, il y a plus de netteté au sens de l’image que sur les bords. Là, maintenant, ça veut dire qu’il faut qu’on commence à comparaitre tous les objectifs, voir lequel a le meilleur piquet, ah ce n’est pas possible, en plus il n’y a aucun site qui fait ça. Ben si, justement, il y a des sites comme DxOMark, par exemple, qui te permettent de comparer le piquet suivant la focale, l’ouverture du diaphragme ce n’est pas mal bien fait.

Le vignetage

Le vignetage c’est quand un objectif assombri les bords de l’image. Donc un bon objectif a normalement un vignetage le plus faible possible. Un, pour que la luminosité soit la même, pareille partout. Tu peux comparer ça aussi sur des sites en ligne DxOMark. Un truc intéressant à savoir, si tes objectifs sont de la même marque que ta caméra ou ton appareil photo, et ben il peut reconnaitre l’objectif que tu mets dessus, et savoir comment compenser le vignetage pour ne pas qu’il y en ait, numériquement il va ré éclaircir les zones sombres.

Mais ça peut très bien être un choix de prendre une optique qui est vignette, pour le style. Mais comme il est très facile aujourd’hui de pouvoir le rajouter en postproduction, et ben autant se laisser le choix de le jauger précisément nous-mêmes au montage.

La distortion

Oui, les optiques tordent l’image en la gonflant ou en la creusant. Par exemple, un grand angle comme celui-là, va gonfler l’image. C’est-à-dire que les lignes perspectives ne vont pas être droites et vont être un peu tordues, arrondies, non focales, il faudra allez faire l’inverse, ça va rentrer l’image, c’est un peu bizarre, mais ça se voit moins. Et ça, heureusement, ça se mesure et ça peut se comparer en ligne sur des sites comme encore une fois DxOMark, ou alors DPReview

Les aberrations chromatiques

aberration chromatique

En bordure d’image, les optiques ont tendance à faire ce qu’on appelle les aberrations chromatiques, c’est-à-dire qu’ils vont décaler les couleurs, et généralement, ce sont les couleurs rouges et bleues qui se décalent. Une bonne optique n’aura donc pas ou très peu d’aberration chromatique. Cette aberration peut varier suivant l’ouverture du diaphragme. Plus tu ouvres ton diaphragme, plus tu en as, mais attention, si tu fermes beaucoup, beaucoup, beaucoup aussi, tu vas avoir une autre aberration qui est la diffraction. Donc il vaut mieux rester dans des diaph qui vont de 2-8 à 8 ou 11 max.

Pareil, les sites que je viens de citer avant t’aideront à comparer les objectifs et voir si celui que tu veux et ben il ne chipe pas trop ses couleurs. Mais ça peut aussi être un choix de choisir un objectif qui a une aberration chromatique. Pareil, ce genre d’effet pourrait se tricher, et se rajouter en post prod.

Les flares

flares photographie

Quand une source de lumière vient taper en direct l’optique, on a ce qu’on appelle un flare ou une lumière parasite. On peut très bien choisir ses objectifs suivant la forme et la beauté des flares qu’ils produisent, et c’est pour ça que tu peux aussi comparer en ligne, t’as le site de digitalpicture.com qui te permettra de comparer même si je trouve que les photos ne seront pas très révélatrices.

La beauté de ton flare va dépendre du nombre de lentilles qu’il y a dans les objectifs, des traitements sur les lentilles qu’il y a à l’intérieur, la forme de ton diaph, etc.

La stabilisation

Ça peut être vraiment pratique, voir indispensable d’avoir des objectifs avec une stabilisation optique inclue. Ça va venir gommer toutes les mini vibrations que tu vas faire quand t’as la caméra à l’épaule, que tu fais forcément. Sauf peut-être si tu as une très bonne crosse épaule, que la caméra est assez lourde, mais même des fois ça ne suffit pas. Malheureusement, les objectifs stabilisés sont aussi beaucoup plus chers. Du coup, moi j’achète pré stabilisé parce que ça se rapproche.

stabilisation

Voici une petite comparaison avec stabilisation sans stabilisation. Tu vois la différence un peu, à quel point c’est indispensable ? 

Le bokeh

« Hein, ne vas pas me dire que t’inventes des mots juste pour nous ahah !!! »

Le bokeh c’est la qualité et la forme de ton flou. Et oui, le flou a une forme, et elle a la forme du diaphragme, parce que le diaphragme est composé de plusieurs lamelles et généralement, ces lamelles sont arrondies et donc le bokeh est rond.

Le flou est donc rond. Et des fois les lamelles ne sont pas arrondies mais droites. Donc suivant le nombre de lamelles, tu pourras avoir des bokehs octogonaux, hexagonaux, voire triangulaires. Pourquoi pas choisir ses objectifs suivant la qualité de leur bokeh, ouais, soyons exigeants, soyons un peu fou mais exigeant.

Le site des DPReview te permet de comparer le nombre de lamelles. Et je ne sais pas s’il y a un site qui vraiment va te comparer les qualités de bokeh, je pense qu’il faut tester soi-même. Mais moi, je n’ai jamais choisi un objectif suivant son bokeh.

L'anamorphique

Encore un truc, mais là tu commences vraiment à voir pas mal de tubes. Il existe des objectifs anamorphiques. Il y a deux types d’objectif, il y a les objectifs classiques, et les objectifs anamorphiques. Les lentilles ne sont donc pas rondes mais ovales, c’est-ce qu’on utilise pour faire du vrai format scope. Tu sais, le 2-35, celui avec les bandes noires en haut, en bas, qui fait cinéma. Parce qu’à la base, le cinéma Scope n’était pas de rajouter des bandes noires sur l’image, mais était d’avoir des objectifs qui voient plus large. L’image sera étirée de haut en bas, ou plutôt comme l’objectif voit plus large, l’image sera tassée dans sa longueur, et ça change pas mal de trucs, ça change le bokeh, le flou aura une forme ovale au lieu de rond, ça change les flares, ça créé des flares, ce qu’on appelle flare anamorphique, qui font des lignes comme ça, et on peut très bien aussi les tricher en postproduction, avec entre autre le plugin de vidéo Copalot qui s’appelle Optical Flares.

Mais ça change aussi la déformation de l’image qui va être plus tassée sur les extrémités, enfin tout dépend de la qualité de tes objectifs anamorphiques, bien sûr, c’est évident, merci, de rien.

Le tilt and shift

tilt and shift photo

Il existe des objectifs très étrange et donc plus utilisé, parce qu’hyper étrange mais super intéressant et super stylé. Les objectifs à décentrement, je crois d’ailleurs qu’il y a que des objectifs fixes comme ceci, hein, il n’y a pas de zoom, je ne pense pas. En gros, tu peux torde l’objectif pour qu’il ne soit plus pile poil aligné avec le capteur, en le décalant. A quoi ça sert, tu vas me dire, calme-toi, je vais t’expliquer. Ça va tordre les perspectives mais aussi changer le plan de mise eu point, si tu casses ton optique, ton plan de netteté ne sera plus parallèle au plan film.

Le plan de netteté ne sera plus parallèle, mais il sera oblique. Par exemple, si t’as deux personnages au même niveau, être nette sur celui-ci et flou sur celui-là, est-ce que t’auras tordu ton plan de netteté, tu peux aussi le faire dans ce sens-là, dans la verticalité. Ça peut donner des effets très déstabilisants, mais au contraire, très mignon. Dans l’exemple au dessus le paysage donne l’impression que c’est une maquette. C’est fait avec ce genre d’objectif.

Comment choisir son objectif photo : Conclusion

Finalement, je n’ai pas répondu à vos questions « qu’est-ce qu’il faut que tu choisisses comme objectif ? »

Maintenant, tu sais quelle caractéristique tu peux regarder, qu’est-ce que tu peux comparer. Je vais te dire comment moi je choisis mes objectifs. Si t’as un budget serré, ne te prend pas la tête avec tout ce que je viens de te dire oublis, c’était juste important que tu le saches quand même. Moi par exemple, sur mes tournages, par souci de rapidité, je préférai utiliser des zooms que des optiques fixes. Il ne faut pas être obligé entre chaque plan de devoir changer d’objectif. Les objectifs que j’ai ne sont pas stabilisés, tout simplement parce que ça coûte trop cher, donc si tu veux me l’offrir, tu peux. Et je vais plutôt avoir tendance à favoriser le fait d’avoir le choix dans la longueur focale. C’est-à-dire une grande palette de possibilité, niveau longueur focale. Plutôt que d’essayer d’avoir le meilleur piquet du monde avec la plus grande ouverture, mais au final d’être restreint juste à un objectif de 35 millimètres, non.

Parce que faire tout un film avec seulement un objectif fixe de 50 millimètres, c’est comme si t’écrivais un roman avec que des mots qui commencent par A, ben tu te limites vachement dans ton vocabulaire. Moi, en gros j’ai deux objectifs, enfin trois. J’ai un 10-20 qui ouvre à 3-5 de sigma, et j’ai un 24-70 qui ouvre à 2-8 de sigma. J’ai aussi un 18-200 que j’ai eu avec ma caméra, qui n’est pas top, mais au moins je peux aller jusqu’à 200 millimètres.

Dans l’idée, j’aimerais bien m’acheter une optique à 70-200, comme ça j’ai tout une gamme de focale, entre le 10 millimètres et le 200, j’aime avoir le choix.

Oui, le deuxième critère, bien sûr, que je prends en compte, c’est l’ouverture. J’essaye d’avoir des objectifs qui peuvent ouvrir au maximum, celui-là ouvre à 2-8, c’est très bien, ça me suffit. Si c’était plus, ça serait cool. Mais en vrai, ce n’est pas parce que t’as des objectifs de merde que tu auras un film de merde, non. Donc oublie tout ce que je viens de te dire, et vas écrier ton scénario, allez !!

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